Franchement, j'en suis pas du tout satisfait...
C'est ma première dissert de philo et je l'aie écrite la veille au soir é_è (je sais phail) donc bon, je vous la montre, soyez pas trop méchant ><"
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XXXXXXX VALENTIN pour le : 24/10/08
TERMINALE L
DISSERTATION DE PHILOSOPHIE
« LA DIVERSITE DES OPINIONS REND ELLE VAINE LA RECHERCHE DE LA VERITE ? »
Il est commun de dire que quelque chose est vrai. Néanmoins, est-ce légitime ? Le problème de ce que nous appelons une « vérité » est qu’elle est constamment influencée par des préjugés, et très souvent remise en question de part la diversité des opinions. Dés lors, il convient de se demander si la diversité des opinions rend vaine la recherche de la vérité.
La vérité est ce qui représente la réalité des choses pour les hommes. Ce qui est, et ce, de manière irréfutable.
Une opinion est un avis sur un sujet donné, découlant d’une expérience ou encore d’une réflexion quelconque. Une opinion est ce qui nous semble « vrai ».
Ce qui est vain est ce qui est inutile et sans espoir.
J’aimerais démontrer par le biais de ce travail que la diversité des opinions ne rend pas vaine la recherche de la vérité.
Dans un premier temps, je traiterais de la recherche de la vérité. Dans un second, je parlerais de la valeur des opinions dans cette même recherche. Enfin, je discuterais de la vanité dans cette recherche.
Beaucoup de philosophes, comme Platon, recherchent la vérité. Cette volonté de savoir s’est transmise de générations en générations, et à l’heure actuelle la plupart des hommes aspirent à la connaissance, à différentes échelles. Il faut néanmoins définir en quoi consiste cette recherche.
Tout d’abord, la recherche de la vérité c’est la volonté de connaître le monde, la volonté de comprendre les phénomènes qui nous entourent. Ainsi, nous aurions une plus grande maîtrise du monde et nous pourrions avoir un socle réel stable sur lequel nous appuyer lors de notre évolution. Nous pourrions réaliser de grandes choses, afin de satisfaire le besoin humain et environnemental, car nous les aurions compris.
Pour parvenir à cette recherche, nous disposons de notre pensée rationnelle. Car il n’y a véritablement qu’avec celle-ci que nous pouvons prétendre atteindre ladite vérité puisque sans rationalité une pensée est dénuée de sens. Ainsi, pour atteindre la vérité, le philosophe peut utiliser le processus maïeutique (comme Socrate) qui consiste en une remise en question des faits établis, ce qui demande véritablement réflexion. De plus, lorsque tous nos repères sont remis en questions, il ne reste plus que notre raison pour en reconstituer leur rationalité et ainsi en connaître tous les aspects, et les remettre en cause si nécessité.
Rechercher la vérité, ce n’est pas simplement expliquer les phénomènes environnementaux ou humains, c’est aussi se comprendre soi. Et c’est à mon avis la première démarche à faire pour tout philosophe ; car sans cette même recherche de connaissance de soi on ne peut aucunement prétendre rechercher comprendre les autres (ou alors ça ne serait pas légitime). Car la perception que nous avons du monde passe par nous. Nous ne voyons que par nos yeux, nous ne comprenons que par notre cerveau et nous ne ressentons que par nos propres sentiments.
Ainsi, pouvons-nous parler de subjectivité dans cette recherche?
En partant du postulat de base que la perception du monde passe par nous même, nous pouvons rapidement déduire une subjectivité totale, une relativité absolue (comme le pense par exemple Sextus Empiricus, pilier du scepticisme). Néanmoins, je trouve cette déduction bien trop rapide, pour une raison pragmatique: si tout est relatif, ce qui peut être le cas, qu’importe? Nous vivons dans un monde cohérent, qui fonctionne en soi. Même si une opinion reste subjective, le monde qui nous entoure ne l’est pas grâce à cette cohérence. Ainsi nous avons des repères communs dans la recherche de la vérité.
La recherche de la vérité est ce qui permet l’évolution de l’homme, c’est grâce à celle-ci que nous arrivons peu à peu à nous débarrasser de nos préjugés.
Nous savons désormais pourquoi faire cette recherche, comment y parvenir et quels sont les socles solides sur lesquels nous appuyer durant cette recherche, voyons désormais la seconde partie de la problématique: la valeur des opinions.
Une opinion c’est un jugement. Il faut distinguer néanmoins l'opinion du savoir car l'opinion a l'apparence du savoir sans être un savoir pour autant. Pour atteindre la vérité, il faut que cette opinion soit rationnelle et sensée. Et pour définir le sens de notre opinion, il faut se référer au sens commun, dont les trois maximes sont selon Kant « Penser par soi même » « Penser en se mettant à la place de tout autre » et « penser en cohérence avec soi même », si notre opinion coordonne avec ces trois maximes, notre opinion aura un sens dans sa démarche. Après tout, je peux très bien penser quelque chose de faux, en me mettant à la place de tout autre et en cohérence avec moi-même, mais au moins cette opinion aura un sens dans sa démarche. Une opinion peut surgir de la pensée d’un homme de par différentes manières, telle que la réflexion ou l’expérience. Le problème de l’expérience est qu’elle doit être prouvée, contrairement à la réflexion sensée qui se base sur un ordre de pensée logique et démontrée. Néanmoins, la réflexion ne suffit pas, car on peut parfaitement construire quelque chose de logique à partir d’axiomes faux. Je peux parfaitement affirmer une thèse logique se basant sur un phénomène naturel non prouvé. Au-delà de ceci, il existe aussi le risque qu’une faille dans une des démonstrations n’ait pas été perçue, auquel cas elle serait remis en cause. Il faut donc être vigilant vis-à-vis de ces démonstrations, car elles n’atteignent pas forcément la vérité, même si elles semblent l’atteindre. Ainsi, on peut aisément déduire que ce que l’on considère comme vérité n’est qu’une opinion irréfutée. Mais peut-être certaines opinions l’ont atteinte, et c’est pourquoi
il serait temps de nous intéresser aux valeurs des opinions plus en profondeur.
Une opinion a une valeur relative à plusieurs facteurs. Tout d’abord, celui de la connaissance. Affirmer une opinion sans connaissance, sans données prouvées et démontrées, n’a aucune rationalité. Sans connaissance, nous ne disposons pas des outils nécessaires pour parvenir à la vérité. Ensuite, il faut que cette opinion ne soit pas influencée par des préjugés, par des idées politiquement correctes ou par une quelconque morale, car celle-ci éloigne les hommes du chemin qui les guide vers la vérité. La morale est un concept qui freine la liberté d’opinion. Pour être rationnelle, il ne faut pas non plus que cette même opinion soit influencée par la superstition, faute de quoi nous aurions plongé dans l’obscurantisme le plus total.
Ainsi, une opinion doit être le plus neutre possible(ne pas avoir été influencée), prouvée et si possible exercé.
J’entends par « exercer » le fait de mettre notre opinion en pratique, c'est-à-dire d’avoir testé cette opinion sur la nature. Je parle ainsi d’expérience. Comme je l’ai dit précédemment, sans ce facteur une opinion peut raisonner juste sur des bases fausses. Néanmoins, lorsque différentes opinions rationnelles se confrontent, la question devient tout autre et on peut facilement se demander si cette diversité des opinions ne rend finalement pas vaine la recherche de la vérité.
Nous savons désormais quelles sont les conditions nécessaires à chaque opinion pour avoir une valeur dans la recherche de la vérité, et nous avons vu que beaucoup d’opinions rationnelles proliféraient et se remettaient constamment en question. Voyons désormais en quoi cela ne rend pas vain la recherche de la vérité.
Comme je l’ai dit précédemment, quelque chose de « vain » est quelque chose sans espoir, d’inutile et de stérile. Le fait qu’il y ait un grand nombre d’opinions rationnellement acceptables, et dont l’issue est en suspend depuis des siècles, peut laisser en profond doute l’utilité de cette recherche de la vérité.
Néanmoins, cette recherche reste utile, car la recherche de la vérité n’a à mon avis aucune finalité en soi. J’entends par là que l’issue est totalement incertaine, et que ce n’est pas là que réside sa nécessité. Cette recherche se suffit à elle même. C’est la volonté que les hommes ont eu à rechercher la vérité qui leurs a permis de comprendre beaucoup de phénomènes naturels, d’avoir un meilleur mode de vie etc.
Et souvent, nous nous trompons. Et il faudra remettre en cause ce que nous avions appelé auparavant « vérité », car on apprend de ses erreurs.
De plus une découverte en soulève une autre. La découverte atomique par exemple, a soulevée de nombreux questionnements nouveaux. Comme par exemple le problème de la fission/fusion nucléaire. Il y a donc véritablement une utilité à la recherche de la vérité. Sa vanité serait donc inexistante pour quiconque saurait bien l’appliquer.
Car la recherche de la vérité peut être vaine si on ne respecte pas la seconde maxime du sens commun selon Kant « penser en se mettant à la place de tout autre », on parle alors de « dialogue de sourd » ; en effet, le dialectique est ici remis en un simple dialogue avec soi même plutôt qu’a une véritable confrontation d’idées. L’idée de convaincre à laissé place à celle de persuader.
Au final, nous avons vu que la diversité des opinions ne rend pas vaine la recherche de la vérité, en définissant tout d’abord ce qu’était la recherche de la vérité ( la volonté de connaître le monde et l’humain dans l’optique d’évoluer), en traitant ensuite de la valeur des opinions afin de comprendre à partir de quel postulat peut-on penser qu’une opinion possède plus de valeur qu’une autre, et enfin en répondant directement au sujet, c'est-à-dire en traitant directement de la vanité. Je pense qu’au final la diversité des opinions n’est pas un problème quand on accepte le fait que rien n’est acquis et qu’il faut s’ouvrir aux autres, cela n’entrave aucunement l’utilité de la recherche de la vérité. Je pense que c’est en remettant constamment nos idées en question, en apprenant de nos erreurs, que nous pourrons évoluer en tant qu’humain. Maintenant, avec du recul, une vérité est-elle toujours bonne à prendre ? Même quand elle entrave directement l’éthique la plus fondamentale ? Ce serait un bon sujet pour une autre réflexion.